Dire que le BILD n’a pas changé ou influencé mon quotidien serait mentir. Voici un exemple datant des 26 et 27 octobre 2005.

Après le week end anniversaire des 60 ans, j’étais partie le cœur gros du Schülerheim en me disant que le BILD, pour cette année ce serait fini jusqu’à l’été prochain (et encore !).

Me voilà blasée, et de retour à Nantes, décidée à me concentrer sur mes études. Je remarque quand même régulièrement sur les panneaux d’affichages de la fac, les petites affichettes « devenez animateur » et me demande qui est la petite souris du BILD infiltrée à la fac ?


* Le mercredi, à la bibliothèque, un lecteur du DAAD passe devant moi, et me demande de mes nouvelles. Et il me dit : « Ah mais au fait, Cécile, toi, tu es animatrice au BILD, tu sais que dans un des mes cours, il y a un de mes élèves qui va faire un exposé sur le BILD et les centres ? ». Là , je suis bluffée, il y a un anim ici, et je n’en savais rien. Description faite du jeune homme, et… je le connais de la Malerfete ! Le prof m’invite à venir le lendemain à l’exposé pour faire une surprise à Jean-Félix.

* Sur ce, rencontres un peu moins hasardeuses : Aline et Elodie, qui étudient avec moi dans le même master et qui ont fait stage de base et de perf avec moi ! Elo et moi décidons, par ce soleil radieux, d’aller nous détendre à Bouffay, le quartier latin de Nantes, truffé de petites terrasses sympathiques. Alors que je sirote ma petite bière, j’aperçois au loin un touriste, un jeune homme dont le visage me dit quelque chose. STOP. Arrêt-sur-image. Et ça se passe vraiment comme dans un film, comme si on nous voyait au ralenti, l’un disant « Céciiiile !» et l’autre « Claudiooooo ! ». Le Monsieur en question, a fait Camaret 2 pendant que je travaillais au centre à la cuisine, et est pour UNE journée à Nantes (tourisme). Il vient d’Orléans. C’est fou, ça, non ? Deuxième rencontre incroyable.

* Le soir, une collègue du centre culturel franco-allemand vient travailler chez moi, pour que nous finissions la rédaction d’un dossier de presse. J’apprends qu’elle vient de Sarrebruck, nous en arrivons au BILD et je lui montre les photos du week end des 60 ans, et là elle s’exclame : « ah tiens ! je le connais lui ( en montrant Simon), il fait les mêmes études que moi et il est aussi à l’Asta…Etc ! ».

* Et sur ce, une autre de mes collègues me dit qu’elle est une ancienne participante, et qu’elle a fait un centre à Wasserburg !

C’est marrant ces coïncidences non ? Le lendemain, je suis donc allée à l’exposé de Jean-Felix. C’était assez drôle de le voir présenter le BILD à ses petits camarades. Il a montré des photos de son centre (et là j’ai découvert tout plein d’anciens participants ;)). Le BILD ne me lâche plus… Hihihi.

Sans compter, les amitiés soudées des stages de formation, tous éparpillés, mais on réussit à se voir souvent !

Le BILD est venu à moi une première fois quand j’étais à Tübingen, le petit dépliant était passé entre mes mains, et cela en était resté là car : j’étais trop jeune. L’année d’après, Alex est venue faire une présentation à la Sorbonne, et même si la limite d’âge devait théoriquement encore m’empêcher de faire les formations, à force de persuasion et de démonstration de ma motivation, j’ai eu droit à ma fiche d’inscription ! C’est là que tout a commencé : les deux stages, puis deux centres, la Landeskundetagung, la Malerfete, encore un centre ! Et bien sûr, les amis BILDeux et -dettes vus, ou lus et entendus chaque semaine !

Le BILD a permis de faire un lien entre deux pans très importants de ma vie : l’animation et l’allemand. J’y ai trouvé ce que j’avais toujours cherché : des gens motivés par le franco-allemand et voulant transmettre cette motivation et conviction ! J’ai toujours autant de plaisir à faire des centres, et me creuse le ciboulot avec Diane avant chaque été pour essayer de faire du « nouveau ! »

Je pense que sans le BILD, je n’aurai pas eu l’élan et l’ énergie que j’y ai trouvé pour faire d’autres choses [comme pour alpaguer le club Léo Lagrange et en faire une de mes résidences les plus stables (l’endroit où j’ai passé le plus de temps en 2005)]. J’ai appris beaucoup sur moi lors des formations et y fait des rencontres qui se sont transformées en amitiés profondes !

Me voilà stagiaire dans un centre culturel franco-allemand, décidément : le franco-allemand, on n’en sort pas !;) et aujourd’hui j’irai sacrifier ma santé sous la pluie, au stand du CCFA à l’occasion de la journée franco-allemande que nous organisons. J’essaierai d’y convaincre des Nantais à coup de Haribos, Christstollen et autres magnifiques porte-clés fluos de l’OFAJ qu’il faut apprendre l’allemand et s’intéresser à l’Allemagne (et qui sait peut-être de la pub pour le BILD).

***

BERICHT/AUSWERTUNG de la journée franco-allemande sur la place du commerce :
Au quiz (questions à choix multiples) préparé pour agrémenter notre stand, plusieurs personnes auront répondu sérieusement que Pamela Anderson était la chancelière, que Düsseldorf était la capitale et que les Haribo étaient des Hausgemachte Riesenbonbons. Ca met un coup au moral l’ignorance des gens, hein ?!

Une Réponse à “Quand le BILD vous attrape, il ne vous lâche plus!”

  1. justicebear dit:

    Das kam mir doch irgendwoher bekannt vor: Auch bei uns an der Uni gab es nämlich jemanden, der BILD-Plakate aufgehängt hat. Noch dazu mußte das einer der Dozenten sein, weil die Poster an Tafeln angebracht waren, die eben nicht für die Öffentlichkeit zugänglich sind. Auch ich habe lange gerätselt, wer das wohl war. Bis ich mich für die Landeskundeprüfung angemeldet habe, als eines der Themen “relations franco-allemandes” gewählt habe und daraufhin im Vorgespräch irgendwann mit der Dozentin auf BILD/GÜZ zu sprechen kam. Sie hatte vor Jahren die Dolmetscherausbildung in Nürnberg gemacht.
    In diese Prüfung bin ich dann sehr viel positiver und zuversichtlicher gegangen!